Le Mandala
Au Tibet, il s’ouvre comme un palais de sable, fragile et éphémère, miroir de l’univers et de son impermanence. Chaque couleur, chaque ligne est une prière qui ramène le méditant au centre de lui-même.
Chez Hildegarde de Bingen, le cercle devient vision de lumière. Dans ses manuscrits, il rayonne comme un soleil mystique, figure de l’harmonie divine qui unit le cosmos, la terre et l’âme humaine. Ses mandalas sont chants visuels, images de l’invisible.
Pour Jung enfin, le mandala surgit du rêve et de l’inconscient. Il n’est pas imposé par un rituel, mais jaillit de la psyché qui cherche son équilibre. C’est le symbole du Soi, l’image intérieure de l’unité que chacun porte en lui.
Trois époques, trois langages, trois chemins — et pourtant le même cercle.
Toujours, il nous ramène au centre.
Toujours, il relie l’homme au plus vaste que lui : l’univers, le divin, ou la profondeur de son âme.
Le mandala est un miroir universel de la totalité, un lieu où le fragment et le cosmos se rejoignent, où la dispersion trouve son unité.
Dans la lignée de Jung, puis réadapté à chaque utilisation, le mandala a trouvé sa place dans certains processus d’art-thérapie


